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CESAIRE Aimé, (1913-2008) était né à Basse-Pointe (Martinique), écrivain et homme politique, il est l'un des plus grands poètes contemporains de langue française et, en Afrique, l'écrivain le plus célèbre. Cette célébrité, il la doit autant à sa poésie de la "négritude" qu'à son combat quotidien pour la libération définitive de l'homme noir et le dialogue entre les différentes civilisations. Chez Aimé CESAIRE, l'œuvre poétique est indissociable de l'engagement politique. Spectateur désolé et révolté de la situation de la CARAIBE, en particulier la Martinique et la Guadeloupe, il vient à Paris, entre à l'Ecole Normale Supérieure et se mêle à la vie littéraire de l'époque (le surréalisme).
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Poète de la négritude, en 1934, il fonde, avec Léon-Gontran Damas et Léopold Sédar Senghor, "l'Etudiant Noir", revue destinée à regrouper les Africains et les Carïbéens dans l'inventaire de leurs richesses culturelles passées et dans la lutte contre le colonialisme politique et intellectuel. En 1938, il rédige le"Cahier d'un retour au pays natal" avant de rentrer lui-même à la Martinique en 1939. Il publie la revue "Tropiques", écrit "Soleil coupé" en 1948, "Corps perdu" en 1949, tout en militant politiquement. Député de la Martinique en 1945, il n'a cessé d'être réélu jusqu'en 1993. Maire de Fort-de-France depuis 1946, fondateur du PPM en 1956 (parti progressiste martiniquais), il a beaucoup milité pour l'indépendance des colonies françaises d'Afrique (Discours sur le colonialisme) et pour l'autonomie de la Martinique et de la Guadeloupe. Pour ce qui relève du domaine poétique,CESAIRE veut à tout prix que prenne fin l'imitation des Européens et crée une poésie d' "exploration" remontant, sans tricher, jusqu'aux sources de lui-même et de ses frères. L'homme trouve des images, des rythmes, des mots qui sont la vraie nature de son peuple et dont le lyrisme et la violence n'excluent pas une quête universelle de bonheur. Après "Cadastre" (1961), "Une saison au Congo" (1967), "Une tempête" (1969), ses œuvres complètes ont paru à Fort-de-France en 1976. CESAIRE Aimé tente de redonner aux descendants d'esclaves, l'orgueil et la vigueur perdus, non pas en entretenant la nostalgie d'un monde d' "avant", mais en créant une fraternité nouvelle, une société moderne. Et il compte pour cela, en bonne partie, sur la puissance de la poésie qui (étymologiquement) "fait" et ne se contente pas de décrire ou d'évoquer. SENGHOR Léopold Sédar |
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